Défense Caro-Kann : variante d'avance
1) e4 - c62) d4 - d5 3) e5 
Cette variante d’avance semble moins efficace que dans la partie française car le fou dame n’est pas bloqué. Elle est cependant considérée comme une des meilleures réponses de la défense Caro-Kann (notamment par Sutovski). Elle est proposée également par Rybka (profondeur 18).
La sortie du fou en f5 est la réponse habituelle et logique. Ce coup affaiblit b7 mais le pion c2 empêche la dame blanche d’attaquer immédiatement le pion b7 par Db3.

D ’autres coups sont possibles mais semblent moins bons.
Le coup 3) ... - c5 se traduit par une perte de temps puisque le pion "c" est joué deux fois : ainsi après dxc5 et e6, on retrouve la défense française avec un temps de retard pour les noirs et si 4) ... - Ff5, 5) Fe3 .
Le coup g6 ne semble pas excellent car le jeu noir est limité après le coup blanc f4 qui établit un fort centre et on voit mal comment le fou pourra être actif en g7.
Revenons à la suite habituelle
3) … - Ff5
Les blancs ont à leur disposition plusieurs coups : Cf3, Cc3, c3, h4, g4, Fe3
4) Cf3 – e6
À ce stade les statistiques sont les suivantes : blancs 40%, noirs : 26%, nulles : 34% Le coup e6 est important à jouer immédiatement pour bloquer le pion e. Il existe en effet un petit piège, par exemple :
4) ... Cd7 ?
5) Ch5 – Fg6 ? (Fe6 est un moindre mal)
6) e6 ! – fxe6
7) CxF – hxC
8) Dg4 ! menaçant e6 et g6
5) Fe2 : réponse de loin la plus habituelle

Plusieurs réponses des noirs : c5, Cbd7, Ce7. Statistiquement, Ce7 semble la plus favorable aux noirs, Cd7 un peu moins favorable. Notons cependant que l’on retrouve souvent les deux cavaliers en e7 et d7 dans l’une ou l’autre des variantes.
Réponse 5) ... - Ce7
Permet en cas d’attaque du fou f5, de reprendre avec le cavalier. La suite la plus fréquente est 6) OO ou Cbd2.
L’étude des coups suivants est difficile car de nombreuses variantes émergent.
Pour résumer, les noirs peuvent jouer h6 s’ils veulent conserver leur fou dame (case de retraite), attaquer le centre immédiatement par c5, jouer Cd7 pour préparer c5, ou reculer le fou en g6 pour permettre Cf5.
Exemple avec h6 :
6) Cd2 – h6
7) c3 – Cd7
8) Cf1 – Fh7
9) Cg3 - c5
Réponse 5) ... – c5
Réponse la plus fréquente.
Statistiquement équilibrée
Exemple : Shirov – Karpov 1994 (0-1)
6) OO – Cc6 7) c3 - cxd4
8) cxd4 - Cge7 9) a3 - Cc8 (pour viser c4)
Réponse 5) ... - Cd7
5) … - Cd7
6) OO – Ce7
7) Ch4
Par ce coup, les blancs développent une pièce tout en gardant intactes les possibilités d’attaque sur l’aile roi : g4, h4 ..
4) Cc3 – e6

5) g4 (variante la plus agressive) – Fg6
6) Cge2 (avec comme objectif Cf4 après h4) 6) ... – c5 (contre-attaque sur la chaîne de pions blanche) 7) h4 (Fe3 est une éventualité avec pour objectif le grand roque)
Suit plusieurs variantes :
Variante 7) ... – h5
7) ... – h5
8) Cf4 – Fh7

Ce coup a supplanté d’autres coups notamment Cc6. Il sacrifie provisoirement un pion mais évite CxF suivi de fxC (déstructurant la chaîne de pions).
Après 8) ... - Cc6, les noirs ne sont cependant pas forcément mal après la suite : 9) CxF – fxC 10) Ce2 avec le but Cf4 attaquant simultanément e6 et g6.

La suite est assez difficile. Les noirs peuvent continuer par Db6 ou Ce7.
10) ... - Dc7 visant e5 est proposé par Rybka mais est très rare en tournoi. Néanmoins les noirs semblent avoir toutes leurs chances aussi bien après 11) Cf4 (réponse : 11) ... - cxd4 puis 12) De2 – Rf7) qu’après c3 (réponse 11) ... – cxd4).
9) Cxh5 – cxd4
10) Cb5
Dxd4 tout de suite est considéré comme inférieur après Cc6 – Fb5 – Cge7, les noirs pouvant avoir l’initiative par a6 et le pion c2 est en prise.
10) … – Cc6 11) Cxd4 – Cge7 (préférable à Cxe5 qui autorise Fb5 +)

Variante 7) ... - h6
Variante plus calme mais moins utilisée à haut niveau que la variante h5.
7) ... – h6
8) h5 – Fh7
9) Fe3
puis 9)... - Db6 ou Cc6
Assez rarement jouée, plutôt favorable aux blancs mais beaucoup de parties nulles.
Exemple : Grischuk – Leko, 2001 (1/2 -1/2)
4) c3 – e6
5) Fe3 – Db6

6) Db3 – Cd7
7) Cbd2 – f6
8) f4 – g5
9) Cgf3 – g5xf4
10) Fxf4 – Fh6
Le but est d’attaquer le fou. Les noirs doivent se garder de jouer e6 à cause de la menace g4. Les noirs répondent donc en général h6.
Statistiquement, les chances sont équilibrées.
Plusieurs parties ont utilisé cette variante au cours du match de championnat du monde 1961 Tal-Botvinick. Sur cinq parties Tal-Botvinick, on note 2 gains noirs et trois nulles.
Voici le début de la dernière (partie nulle) :
4) h4 – h6

5) Cge2 – e6
6) Cg3 – Ce7
7) Cc3 – Cd7
8) Fe3 – Fh7
9) Fd3 – FxF 10) cxd3 – h5 11) Cce2 – g6
Lors des deux gains noirs, sur 5) g4, Botvinick avait répondu Fd7 puis c5.
5) Réponse 4) g4
Variante très peu utilisée, ne posant pas de problèmes particuliers aux noirs. Le coup e6 n'ayant pas été joué, le fou peut revenir en d7.
4) g4 – Fd7
La retraite en g6 retombe dans des variantes vues précédemment notamment avec 4) Cc3.
5) c4 – e6
6) Cc3 – Ce7
7) c5 – b6 8) b4 – a5 (Bronstein – Petrossian, 1959, partie nulle)
6) Réponse Fe3
Très peu utilisée.
Réponses possibles : Db6 et e6.
Variante Db6
4) Fe3 – Db6 5) Dc1 (ou b3, proposé par l’ordinateur) – e6
6) c4 – Ce7
Variante e6
4) Fe3 – e6
5) Cd2 – Cd7
6) Fe2 – Ce7 à noter que 6) … - f6 !? est un coup jouable |