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Défense Petrov
1) e4 – e5 2) Cf3 – Cf6
 Au lieu de défendre le pion attaqué par Cc6 ou d6, Cf6 apparait plus dynamique. Cependant, cette défense se termine souvent par la nulle. Elle est une des défenses préférées de Kramnik, qu’il a d’ailleurs utilisé lors de son match contre Deep Fritz en 2007 . 3 suites principales : Cxe5, d4, Cc3.
Variante 3) Cxe5
Suite la plus fréquente.

La réponse habituelle est 3) ... - d6. En effet, la réponse C x e4 est prématurée car
4) De2 – De7 (si 4) ... – Cf6, 5) Cc6 + gagne la dame 5) D x e4 – d6 6) d4 – f6 7) Cc3
La réponse De7 est parfois jouée par des joueurs moyens. Ce coup bloque la sortie du fou f8 :
3) Cxe5 – De7 4) d4 – d6 5) Cf3 – Cxe4 6) Fe2 – Fg4 7) OO : les blancs vont profiter du fait que le roi, la dame, le cavalier sont sur la même colonne : Te1, Cc3, Cd2, Fe3, f3
Revenons à la suite principale : 3) Cxe5 – d6 4) Ce5-f3 – Cf6 x e4 : les noirs peuvent maintenant récupérer le pion Citons ici le gambit Cochrane, incorrect :
4) Cxf7 – Rxf7 5) d4 – Fe7 6) Cc3 – Te8 7) Fc4 + - Fe6
La réponse habituelle est 5) d4, les autres réponses étant plus rares : Cc3, De2, c4. La réponse 5) d3 est rare et originale mais débouche le plus souvent sur la nulle, les noirs pouvant assez longtemps répondre de façon symétrique :
5) d3 – Cf6 6) d4 – d5 7) Fd3 – Fd6 8) OO – OO 9) Fg5 – h6 : coup conseillé par l’ordinateur
1) Variante 5) d4  5) ... – d5 6) Fd3, préparant le petit roque 6) ... - Cc6 est la suite habituelle. Certains joueurs jouent 6) ... - Ff5. Les blancs continuent par OO, c4, Cc3. Le coup 6) ... - Fe7 est parfois utilisé, protégeant du clouage et préparant le roque. Après la suite habituelle 7) OO – Cc6 nous retombons dans la variante développée un peu plus loin. Le coup 6) ... - Fd6 également, visant h2, menace qui pourra être complétée par la dame en c7 après l’avance du pion c. La suite peut être :
6) ... – Fd6 7) OO – OO 8) c4 – c6 9) cxd5
Revenons au coup 6) ... - Cc6 : 6) ... – Cc6 7) OO – Fe7 (si 7) ... – Fg4, 8) c4)  Les blancs ont ensuite le choix entre Te1, c4 et Cc3 Réponse 8) Te1 Score blanc : 57% mais avec presque la moitié de parties nulles 8) Te1 – Fg4 9) c3 – f5 10) Cd2 – 00 11) Db3 – Ca5 12) Dc2 – c5 13) Ce5  Autre variante à partir du 10ème coup : 10) Db3 - OO (Tb8 est proposé par Rybka) 11) Cbd2 La prise Dxb7 conduit à des complications tactiques après :
11) Dxb7 - FxCf3 12) gxf3 - Fd6 13) Dxc6 - Dh4 14) Dxd5 + - Rh8 15) Fxe4 - fxe4 16) f4 - Dg4 + aboutit au moins à la nulle pour les noirs après Rh1 et Df3 + par répétition de coups. En effet le repli du roi en f1 est dangereux pour les blancs après Dh3 + , Rg1 (si Re2, Dd3 mat), g5 !
Réponse 8) c4 Excellente réponse puisque le score blanc est de 59% mais là encore, la moitié des parties se terminent par la nulle. 8) c4 – Cb4 9) Fe2 – OO 10) a3 – Cc6 11) cxd5 – Dxd5 12) Cc3 – CxC 13) bxC  ou 8) c4 – Cf6 9) Cc3 – OO 10) h3 – dxc4 11) Fxc4 – Ca5 12) Fd3 (partie championnat du monde Kasparov – Karpov avec gain des blancs)  Réponse 8) Cc3 Coup très rare : 8) Cc3 – Ff5 9) Te1 – CxC 10) bxC – FxF 11) DxF 2) Variante 5) Cc3 Elle a été remise au goût du jour, notamment à haut niveau. Malgré l'Inconvénient du pion d doublé, son intérêt est d'essayer de créer une position plus animée que les autres variantes. Après le grand-roque, les blancs vont en effet disposer d’une forte colonne et vont lancer une attaque rapide sur l’aile roi. Les statistiques donnent un score blanc de 61%, mais récemment les parties de haut niveau se terminent souvent par la nulle. Cette variante a été récemment utilisée par Topalov et Svilder. 5) Cc3  5) ... – C x C : réponse logique. 6) d x c3 – Fe7 7) Ff4 – Cd7 (avec l’idée Cc5 car en c6, les cases d’activité du cavalier b4 et d4 sont bloquées) 8) Dd2 – Cc5 9) OOO – OO 10) h4 (partie Topalov – Bacrot , Chorus 2006, 1-0)  10) ... – Ff6 11) Cg5 – h6 12) Fd3 – CxF 13) DxC – g6 14) Cf3 – h5 15) Te1 – Ff5 16) Dd2 3) Variante 5) De2 Cette variante aboutit le plus souvent à la nulle (80% des cas)  5) ... De7 : seule réponse possible 6) d3 – Cf6 7) Fg5 – DxD 8) FxD – Fe7 9) Cc3 Les noirs ont ensuite plusieurs réponses : h6, Fd7, c6. 9) ... - c6 est sans doute la plus solide, évitant la menace Cb5. Elle est la plus utilisée à haut niveau. L'ordinateur propose 9) Cc6, répondant à la menace Cb5 par Rd8. 4) Variante 5) c4 Le but est d’éviter d5 et d’avoir un centre fort après d4. La moitié des parties se terminent par la nulle.  5) c4 – Fe7 6) d4 - OO
Variante 3) d4
Cette réponse moins fréquente que Cxe5 est cependant tout à fait valable. 2 réponses principales : Cxe4 et e5xd4. La réponse d6 ne sera pas étudiée ici car transpose dans une défense Philidor. 1) Réponse Cf6 x e4 : réponse la plus fréquente 4) Fd3 – d5
à noter : 4) ... – Cc6 5) Fxe4 – d5 6) Fd3 – e4 : regagne la pièce Mieux vaut : 5) dxe5 – d5 6) exd6 ep – Cxd6 7) Cc3 ou OO
5) C x e5 (dxe5 permet aux noirs d’égaliser facilement après Cc6).  Puis deux variantes possibles Variante 5) ... – Cd7 La plus fréquente. Coup conseillé par Rybka (profondeur 18) et utilisé également par Kamnik lors de des deux parties avec défense Pétrov contre Deep Fritz en 2007. 5) ... – Cd7  6) Cxd7 – Fxd7 est la suite habituelle Citons le sacrifice 6) Cxf7, profitant de l’obstruction du fou c8, qui bien que rarement joué peut donner lieu à une partie très animée !. Ce coup n’est pas possible après 5) … - Fd6. En réalité, les blancs n’ont pas suffisamment de pièces en jeu et la partie peut se terminer par la nulle : 6) Cxf7 – Rxf7 7) Dh5 + - Re6 8) De2 - Rf6 (Fd6 est plus compliqué après 9) f3 – Dh4 +) 9) Df3 + - Re7 10) De2 – Rf7 11) Dh5 + : retour à la case départ Pour sortir de cette situation, les blancs doivent échanger leur fou contre le cavalier avec au bout du compte une pièce mineure de moins contre deux pions. Citons également la variante 6) Cc3, variante jouée lors du championnat du monde 2007, partie Grischuk - Kramnik avec une partie nulle en 19 coups. La partie s'était continuée par : 6) ... - CxCc3 7) bxc3 - Cxe5 8) dxe5 - Fe7 9) Dh5 - Fe6 10) Tb1 - Dd7 Le coup 6) ... - Fb4 est une alternative mais ne débouche pas sur un avantage partculier. 7) OO – Fd6 : sans doute la suite la plus solide. 7) ... – Dh4 est souvent joué également mais moins favorable statistiquement avec la suite : 8) c4 – OOO 9) c5  8) c4 – c6 Variante 5) ... – Fd6 5) ... – Fd6 Comme nous l’avons vu, ce coup évite le sacrifice Cxf7.  6) 00 – 00 7) c4 – Fxe5 ! 8) dxe5 – Cc6 9) cxd5 – Dxd5 10) Dc2 – Cb4 11) Fxe4 – CxDc2 12) FxD – Ff5 ! 13) g4 ! – Fxg4 14) Fe4  14) ... – CxTa1 15) Ff4 – f5 16) Fd5 + - Rh8 17) Tc1 – c6 18) Fg2 – Tfd8 19) Cbd2 – Txd2 20) Fxd2 – Td8 21) Fc3 – Td1 + 22) Txd1 – Fxd1 23) f4 – Cc2 24) Rf2 – Rg8 25) a4 – a5 26) Fxa5 – Cd4 27) Ff1 – Fb3 (Kasparov – Anand, 1991, partie nulle) 2) Réponse e5 x d4 Plutot défavorable aux noirs. 4) e5 ! - Ce4 5) Dxd4 ! 
Variante 3) Cc3
Cette réponse est rare car assez peu dynamique. Après 2) ... - Cc6 qui est la suite habituelle, les noirs transposent dans une partie des quatre cavaliers. Les autres coups comme 2) ... - Fb4 n’apporte pas d’avantages particuliers. La nulle est très fréquente.
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