Tout le monde (ou presque) sait que deux cavaliers seuls contre un roi ne gagnent pas sans une grosse erreur du camp adverse. La possession d’un pion est parfois un handicap pour le camp qui n’a pas les cavaliers comme dans l’exemple suivant pourtant disputé à haut niveau.

Les noirs gagnent (Komarov (2523) – Kasimdzhanov (2702), Top 16, 2010)
Dans cette finale, les blancs ont été beaucoup trop confiants dans leurs chances de nullité et ont placé leur roi dans un coin. Cette partie serait nulle sans le pion ! En effet, la possession du pion élimine le risque de pat.
1) a7 – Cb4 + 2) Ra1 – Cd4 3) a8 : dame – Cb3 mat
Les noirs au trait l’emporteraient de la même façon. Ce type de parties est toujours un mystère pour le joueur moyen. Comment un grand-maitre peut-il perdre une partie de cette façon ? Les deux joueurs ont en effet joué auparavant trente coups dans une position archi-nulle sans aucune difficulté technique ou tactique particulière. Le roi noir était au centre et pouvait le rester dans une situation facile. on ne peut même pas évoquer la pression du temps. Etonnant.
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Mise à jour le Dimanche, 04 Avril 2010 09:17 |